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Celle L’evescault
Celle L’evescault - mars 2008

Allez. Je suis sympa, je vais faire un peu de publicité indirecte pour le projet Investigo. Il s’agit, pour faire simple, de mettre en relation des investisseurs et des porteurs de projets au travers d’une plateforme web 2.0. Le projet investigo se nourrit en prélevant une part de la levée de fond réalisée par le biais du site.

Je suis tombé sur ce projet par le plus grand des hasards, vraisemblablement en butinant des blogs. Le concept de capter un nouveau type d’investisseur – faible ticket, peu expérimenté – en abaissant quelques freins[1] parait alléchant. Mais ma première réaction a été assez immédiate : aucune chance que ce business fonctionne. Point.


Et pour tout un tas de bonnes raisons, parmi lesquelles :

  • il existe des moyens totalement gratuits pour un entrepreneur d’approcher des réseaux de business angels (commencez par France Angels pour un tour d’horizon puis Investessor sur le 92),
  • de mettre en relation des individus (Linkedin, …),
  • d’identifier des projets innovants (incubateurs, OSEO-ANVAR, etc.),
  • un problème de confiance qui nécessite une approche du type un projet « recommandée » par le réseau de l’investisseur,
  • un problème d’actionnariat (imaginez le porteur de projet qui lève 200 000 € par tranche de 10 000 €  – il se retrouve à gérer 20 nouveaux actionnaires[2] ),
  • s’imaginer qu’un investisseur qui apporte 30 000 € va utiliser le site pour échanger des informations avec les porteurs du projet,
  • absence de cadre formel pour la lettre d’intention, les statuts, le pacte d’actionnaire ; ainsi qu’une certaine rigidité dans le timing,
  • etc.

Plus important encore, de mon point de vue, l’impossibilité pour un petit investisseur, contrairement à une société d’investissement de « business angels » (SIBA), de mutualiser les moyens (identification, sélection, suivi et sortie de qualité), ou encore de mutualiser les risques (diversification sur suffisamment de projets de qualité pour espérer un rendement intéressant comparé à une FCPI).

Sans compter que du point de vue du porteur de projet, il est beaucoup plus intéressant (réseautage, actionnaire unique, coaching, etc.) de faire entre une SIBA syndicant n investisseurs et lui apportant une réelle valeur ajoutée au quotidien.

Après avoir bien noirci le tableau, j’ai malgré tout décidé d’en savoir plus !

Je me suis donc inscris afin d’étudier la possibilité d’un investissement dans Investigo – et oui, les fondateurs veulent utiliser leur propre plateforme pour se financer – l’aventure risquant de s’arrêter là, faute d’arriver à financer son propre projet[3].

Je trouve d’ailleurs la valorisation pre-money du projet assez délirante[4]. Et la réalité financière assez aléatoire.

Bon, j’ai aussi inscrit le projet Novaris Equity pour voir le type d’investisseur qui allait frapper à notre porte – et à mon avis, aucun risque d’avoir des investisseurs réels par ce biais … mais je vous tiens au courant.

A suivre …

Vous pouvez continuer votre lecture sur des sujets similaires en consultant l’article suivant : VentureClass

  1. investir assis depuis son salon en sirotant une bière []
  2. plus le ticket est faible, plus cela est révélateur d’un individu qui n’est pas spécialiste de l’investissement direct et qui sera certainement difficile à gérer au quotidien car inquiet de l’utilisation de son patrimoine []
  3. perso, j’aurais tenté cette approche un peu plus tard pour éviter un échec assez prévisible qui peut être nuisible en terme de perception []
  4. car difficile à justifier []

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